Cher lectorat,
Je disais dans un récent article que j'étais proprement fascinée par l'immensité de tout ce qu'on peut trouver sur internet.
Je veux dire, on trouve tout. Même des choses qu'au pays des poneys à paillettes qui font des cacas papillons on pensait pas que ça existait. Mais en fait si, ça existe. Sur internet, tout existe (est-ce vraiment un bien, en revanche, la question se pose franchement. En plus je vous raconte pas, moi qui travaille dans le graphisme, quand je vois certains sites j'ai juste envie de me trancher la jugulaire avec mon tapis de souris).
Papotant avec une amie récemment, elle m'a rappelé l'existence d'un site totalement fascinant, relevant d'un hobby absolument incroyable, je veux dire que j'aurais jamais imaginé un truc pareil et pourtant Dieu sait que j'ai une imagination débordante. La première fois où elle me l'a montré, elle en pleurait encore de rire et moi pas loin. Donc puisque c'est lundi matin, voilà de quoi égayer votre journée, je m'en serais voulu de garder ça pour moi (c'est pas beau de se moquer mais bon c'est lundi matin alors ça excuse bien des choses).
Je vous le donne en mille: hermy.fr , le site de Hermy le Bernard l'Hermite Terrestre.
Non, ça n'est pas une blague. En dehors de son graphisme d'un goût délicieux, je suis fascinée par toute l'ingéniosité déployée pour élever et chérir ce gracieux petit animal. Je crois que ma partie préférée, ce sont les coquilles de rechange, particulièrement le set spécial de Noël ou encore celles en verre de Murano.
... Je vais pas m'en remettre.
Des détournements, des idioties, de la gribouille, des petits poneys, du rire, du consternant, des pigeons, surtout du consternant en fait, bref que des choses totalement palpitantes...
lundi 17 février 2014
vendredi 14 février 2014
Le problème de temporalité prestataire-client
Cher lectorat tout palpité,
Aujourd'hui, je me propose d'aborder avec vous un phénomène récurrent et classique dans mon travail, qui a le don de me mettre hors de moi et de vouloir sacrifier des bébés phoques à satan en les égorgeant avec les dents pour appeler la malédiction la plus noire sur 47 générations.
Là j'expose mon cas particulier mais je suis sûre que tout le monde peut se l'appliquer, et devenir dingue à son tour. Or j'ai eu ce jour une révélation incroyable au sujet de ce soucis majeur dans le monde, à côté duquel Ebola ou la couche d'ozone sont une vaste plaisanterie :
Explication (avec des images parce que j'aime bien les images qui bougent, ça fait chatoyer mes neurones) :
Il était convenu à la base que mon petit client devait valider mes visuels hier soir, parce qu'après je dois faire tout un montage en très très grand parce qu'on imprime ça sur des très très grandes surfaces pour un très très grosse exposition. Or, contrairement à ce que croient souvent les gens avec qui je travaille, en terme de timing, je ne mets pas mes doigts dans mon nez pour faire apparaître toutes les modifications. Figurez-vous que ça demande du travail et donc du temps (scandaleux).
Donc. Validation hier soir et on donne tout à l'imprimeur aussitôt. Evidemment, hier soir, on fait encore des modifications donc on validera le matin. Le matin pas de nouvelles. A midi pas de nouvelles. Là l'imprimeur commence à me téléphoner en poussant des jurons parce qu'on lui avait promis les fichiers le matin. En fait ça fait deux soirs qu'on lui promet le matin alors il commence à avoir des soupçons sur notre parole, un vrai crève-coeur.
A 14h toujours pas de nouvelles, sauf un petit mail sur un connerie qui n'a aucun rapport et aucune urgence. Je commence à envisager de me pendre avec le cordon du téléphone (qui est toujours tirebouchonné et ça m'exaspère prodigieusement) et l'imprimeur commence à proférer des insanités sur moi, mes collègues, mon agence et mon client.
A 16h toujours pas de nouvelles, j'appelle mon boss pour lui annoncer que j'ai décidé de me faire hara-kiri avec la fourchette en plastique de ma pasta box du midi. L'imprimeur aussi envisage de me suicider avec le même instrument.
A 17h30, mon boss rappelle. Donc en fait on avait pas de nouvelles parce que mon petit client était occupé, je cite, "à faire le tour de tous les services parce qu'il faut que tout le monde puisse quand même découvrir et commenter les visuels avant que ça parte à l'imprimerie"
... D'abord je suis restée un bon moment comme ça de l'autre côté du téléphone :
Et après quand c'est vraiment monté à mon cerveau, je suis passée plutôt en mode comme ça :
Inutile de vous dire que tout le monde ayant donc découvert les visuels à 16h le jour même où c'était déjà sensé être sous les rotatives depuis l'aube, tout le monde a eu une opinion (c'était normal) et des remarques et des corrections, et donc à 18h j'ai reçu un mail long comme le bras avec ce qu'il fallait changer (à peu près tout).
Je laisse à votre imagination le soin de se représenter dans quelle joviale humeur ce petit épisode m'a plongée. Mais ce soir, j'ai eu un éclair de lucidité et d'UN COUP J'AI COMPRIS. Oui oui, d'où vient le problème fondamental et majeur :
Chez eux, le temps s'écoule lentement et c'est pour ça qu'ils pensent en toute bonne foi en avoir tout plein devant eux, et qu'ils ne comprennent pas pourquoi je deviens hystérique quand on passe à 3 jours dans les dents niveau réalisation.
Parce qu'en fait chez moi la ligne de temps est très très rapide du coup je suis déjà arrivée très loin loin dans le retard du planning. Mais pas eux, en fait, pas dans leur espace temps.
Quand à la ligne temporelle de l'imprimeur je ne vous en parle pas : à l'heure qu'il est il est déjà mort de vieillesse et c'est son arrière-petit-fils qui a repris l'entreprise familiale.
Aujourd'hui, je me propose d'aborder avec vous un phénomène récurrent et classique dans mon travail, qui a le don de me mettre hors de moi et de vouloir sacrifier des bébés phoques à satan en les égorgeant avec les dents pour appeler la malédiction la plus noire sur 47 générations.
Là j'expose mon cas particulier mais je suis sûre que tout le monde peut se l'appliquer, et devenir dingue à son tour. Or j'ai eu ce jour une révélation incroyable au sujet de ce soucis majeur dans le monde, à côté duquel Ebola ou la couche d'ozone sont une vaste plaisanterie :
LE PLANNING
Explication (avec des images parce que j'aime bien les images qui bougent, ça fait chatoyer mes neurones) :
Il était convenu à la base que mon petit client devait valider mes visuels hier soir, parce qu'après je dois faire tout un montage en très très grand parce qu'on imprime ça sur des très très grandes surfaces pour un très très grosse exposition. Or, contrairement à ce que croient souvent les gens avec qui je travaille, en terme de timing, je ne mets pas mes doigts dans mon nez pour faire apparaître toutes les modifications. Figurez-vous que ça demande du travail et donc du temps (scandaleux).
![]() |
| Apparemment, il suffit de tirer un levier et d'appuyer sur un bouton pour que les 283 modifications soient réalisées en un temps records de "dans une petite demi-heure sur mon bureau c'est possible?" |
Donc. Validation hier soir et on donne tout à l'imprimeur aussitôt. Evidemment, hier soir, on fait encore des modifications donc on validera le matin. Le matin pas de nouvelles. A midi pas de nouvelles. Là l'imprimeur commence à me téléphoner en poussant des jurons parce qu'on lui avait promis les fichiers le matin. En fait ça fait deux soirs qu'on lui promet le matin alors il commence à avoir des soupçons sur notre parole, un vrai crève-coeur.
A 14h toujours pas de nouvelles, sauf un petit mail sur un connerie qui n'a aucun rapport et aucune urgence. Je commence à envisager de me pendre avec le cordon du téléphone (qui est toujours tirebouchonné et ça m'exaspère prodigieusement) et l'imprimeur commence à proférer des insanités sur moi, mes collègues, mon agence et mon client.
A 16h toujours pas de nouvelles, j'appelle mon boss pour lui annoncer que j'ai décidé de me faire hara-kiri avec la fourchette en plastique de ma pasta box du midi. L'imprimeur aussi envisage de me suicider avec le même instrument.
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| D'après moi, si on fixe très fort la boite mail ou le téléphone, l'interlocuteur tant désiré le sent et se camoufle en feignant la mort. |
A 17h30, mon boss rappelle. Donc en fait on avait pas de nouvelles parce que mon petit client était occupé, je cite, "à faire le tour de tous les services parce qu'il faut que tout le monde puisse quand même découvrir et commenter les visuels avant que ça parte à l'imprimerie"
... D'abord je suis restée un bon moment comme ça de l'autre côté du téléphone :
Et après quand c'est vraiment monté à mon cerveau, je suis passée plutôt en mode comme ça :
Inutile de vous dire que tout le monde ayant donc découvert les visuels à 16h le jour même où c'était déjà sensé être sous les rotatives depuis l'aube, tout le monde a eu une opinion (c'était normal) et des remarques et des corrections, et donc à 18h j'ai reçu un mail long comme le bras avec ce qu'il fallait changer (à peu près tout).
Je laisse à votre imagination le soin de se représenter dans quelle joviale humeur ce petit épisode m'a plongée. Mais ce soir, j'ai eu un éclair de lucidité et d'UN COUP J'AI COMPRIS. Oui oui, d'où vient le problème fondamental et majeur :
NOUS NE VIVONS PAS DANS LE MEME ESPACE TEMPS.
Chez eux, le temps s'écoule lentement et c'est pour ça qu'ils pensent en toute bonne foi en avoir tout plein devant eux, et qu'ils ne comprennent pas pourquoi je deviens hystérique quand on passe à 3 jours dans les dents niveau réalisation.
Parce qu'en fait chez moi la ligne de temps est très très rapide du coup je suis déjà arrivée très loin loin dans le retard du planning. Mais pas eux, en fait, pas dans leur espace temps.
Quand à la ligne temporelle de l'imprimeur je ne vous en parle pas : à l'heure qu'il est il est déjà mort de vieillesse et c'est son arrière-petit-fils qui a repris l'entreprise familiale.
jeudi 13 février 2014
Bon, ben t'as plus qu'à te raser le crâne, chérie...
Conseil de grand-mère (en intégral ici, le monde d'internet est sans limite à ma plus grande fascination):
Votre chère petite tête blonde a malencontreusement un chewing-gum collé dans ses cheveux ?Dernier point de cet astucieux conseil: n'oubliez pas de péter les dents au petit résidus de bidet périmé qui a martyrisé la toison de votre chère tête blonde, ou brune, ou rousse, ou de qui que ce soit d'ailleurs. Vous pouvez éventuellement lui enfiler les restes de chewing-gum à l'huile d'olive par les narines, histoire de lui faire comprendre votre désappointement profond.
Pas de panique !
Pour enlever le chewing-gum des cheveux, avant de courir chercher les ciseaux, et de faire un drame, prenez de l'huile d'olive !
A l'aide d'un papier absorbant, frottez doucement la mèche en question, puis passez le peigne.
Ainsi décollés, les morceaux de chewing-gum se retrouveront sur le peigne, que vous pourrez nettoyer.
N'oubliez pas ensuite de procéder au lavage des cheveux de votre petit monstre, qui saura désormais garder sa pâte à mâcher dans la bouche !
De rien.
(moi aussi je vais écrit des conseils de grand-mère sous le titre "Les facéties de Mamie Appolonie")
lundi 10 février 2014
Revenez me parler au printemps. D'ici là, c'est pas la peine.
Je sais, je sais, il fait beaucoup moins froid que l'hiver dernier, il n'y a même pas eu de neige en région parisienne, bref on devrait pas se plaindre. Mais bon...
J'ai proposé à ma boss de me faire un petit terrier sous la fenêtre du bureau, un joli tout rond creusé dans le sol et tapissé de fleurs et d'herbes séchées. J'aurais pu y dormir tout l'hiver bien au chaud et ressortir au printemps, fraîche et dispose pour affronter les clients farceurs.
Elle a dit non.
Depuis, je suis désespérée et je ne manque pas de geindres sur les intempéries tout en grelottant bruyamment (avoir le grelottement bruyant c'est tout un art).
samedi 28 décembre 2013
Chaque année, le drame des cadeaux de Noël...
Ca va faire 30 ans que je réclame un poney et un tour de potier à Noël, et c'est encore raté. (à force d'insister et de provoquer mes parents, je vais me retrouver un jour avec un vrai poney dans mon appartement et là j'aurais l'air bête).
J'espère que vous avez passé un joyeux Noël plein de dinde, de foie gras, d'indigestion et de tout ce qui va avec, et je vous souhaite aussi une bonne année par la même occasion, ô lecteurs fidèles.
lundi 2 décembre 2013
Gare de Massy-Palaiseau, RER B, quai bondé, un soir comme un autre...
"MESDAMES, MESSIEURS, suite à un problème de signalisation / une alerte sécurité / des conditions climatiques défavorables / des difficultés de circulation / des problèmes de régulation du trafic/ des retards et des suppressions sont à prévoir sur la ligne du RER B dans les deux sens. La RATP s'excuse pour la gêne occasionnée et vous remercie de votre compréhension."
... Je ne sais pas si ça se sent, mais je ressens parfois une certaine lassitude vis à vis des transports parisiens...
Cette oeuvre palpitante a été établie grâce à une suggestion de ma collègue et amie Manu, à qui je dédicace tout spécialement cette création, pour les attentes de nos trains dans le froid, la lassitude, et dieu merci parfois la bonne humeur (hystérique) que nous partageons dans ces moments-là . :D
... Je ne sais pas si ça se sent, mais je ressens parfois une certaine lassitude vis à vis des transports parisiens...
Cette oeuvre palpitante a été établie grâce à une suggestion de ma collègue et amie Manu, à qui je dédicace tout spécialement cette création, pour les attentes de nos trains dans le froid, la lassitude, et dieu merci parfois la bonne humeur (hystérique) que nous partageons dans ces moments-là . :D
mercredi 23 octobre 2013
Le miracle de l'année
Cher public, aujourd'hui au travail il est arrivé un truc juste incroyable.
Je vous explique. Vous savez que je travaille dans une agence de communication. Ca implique donc des clients, qui ont des opinions et des avis. C'est leur droit, bien entendu. Des fois c'est bien. Des fois, ils me demandent des choses tellement aberrantes et qui vont juste être tellement moches que j'ai un peu envie de me jeter par la fenêtre (mais vu qu'il y a du gravier à 80cm en dessous du montant de ladite fenêtre, je m'abstiens parce que tout ce que je vais y gagner c'est me râper les genoux).
Bref. J'étais dans cette situation. Déjà, des trois options proposées, le client avait choisi celle que j'aimais moins mais que j'ai faite quand même parce que je savais que ça lui plairait (quel sens du sacrifice). Après il voulait rajouter ceci, cela, et aussi un peu à droite et en dessous pour voir, avec du bleu parce que c'est la couleur préférée de ma secrétaire. De "pas transcendant mais potable" on était passé à "de honte d'avoir obéi et pondu ça, je vais me tailler les veines avec le stylet de la tablette graphique".
Ce matin, le client a regardé le résultat. Là il a constaté l'évidence absolue : "Ha mais c'est vraiment pas terrible en fait, là... Ca fonctionne pas cette idée... ".
Donc moi, j'étais en mode ricanant comme ça :
QUAND SOUDAIN il a dit :
"Vous aviez raison, ça marche pas. On enlève mes modifications, ce sera mieux".
D'abord je suis restée la bouche ouverte et l'air un peu idiot. Après c'est monté au cerveau. Et là d'un coup j'ai bondi de ma chaise en poussant un hurlement de triomphe pur, après j'ai sauté partout et rebondi contre les murs, et après je suis tombée dans les pommes tellement c'était trop d'émotions.
Dieu existe et la preuve c'est qu'il vient de faire un miracle pour moi : mon client a admis qu'il s'était trompé, et il est revenu sur son erreur. Croyez-moi, ça n'arrivera pas deux fois dans ma vie de créative.
Je vous explique. Vous savez que je travaille dans une agence de communication. Ca implique donc des clients, qui ont des opinions et des avis. C'est leur droit, bien entendu. Des fois c'est bien. Des fois, ils me demandent des choses tellement aberrantes et qui vont juste être tellement moches que j'ai un peu envie de me jeter par la fenêtre (mais vu qu'il y a du gravier à 80cm en dessous du montant de ladite fenêtre, je m'abstiens parce que tout ce que je vais y gagner c'est me râper les genoux).
Bref. J'étais dans cette situation. Déjà, des trois options proposées, le client avait choisi celle que j'aimais moins mais que j'ai faite quand même parce que je savais que ça lui plairait (quel sens du sacrifice). Après il voulait rajouter ceci, cela, et aussi un peu à droite et en dessous pour voir, avec du bleu parce que c'est la couleur préférée de ma secrétaire. De "pas transcendant mais potable" on était passé à "de honte d'avoir obéi et pondu ça, je vais me tailler les veines avec le stylet de la tablette graphique".
Ce matin, le client a regardé le résultat. Là il a constaté l'évidence absolue : "Ha mais c'est vraiment pas terrible en fait, là... Ca fonctionne pas cette idée... ".
Donc moi, j'étais en mode ricanant comme ça :
QUAND SOUDAIN il a dit :
"Vous aviez raison, ça marche pas. On enlève mes modifications, ce sera mieux".
D'abord je suis restée la bouche ouverte et l'air un peu idiot. Après c'est monté au cerveau. Et là d'un coup j'ai bondi de ma chaise en poussant un hurlement de triomphe pur, après j'ai sauté partout et rebondi contre les murs, et après je suis tombée dans les pommes tellement c'était trop d'émotions.
Dieu existe et la preuve c'est qu'il vient de faire un miracle pour moi : mon client a admis qu'il s'était trompé, et il est revenu sur son erreur. Croyez-moi, ça n'arrivera pas deux fois dans ma vie de créative.
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